Maouloud 2026 : orpaillage illégal, le COSIM lance l’alerte pour sauver nos terres et l’avenir de nos enfants

Abidjan, 24 août 2026 — La Grande Mosquée de la Riviera Golf a accueilli, dans la nuit du lundi 24 août, la célébration officielle du Maoulid Al-Nabawi 1448 H, consacrée …
Abidjan, 24 août 2026 — La Grande Mosquée de la Riviera Golf a accueilli, dans la nuit du lundi 24 août, la célébration officielle du Maoulid Al-Nabawi 1448 H, consacrée à la naissance du Prophète Mouhamed ﷺ. Placée sous le thème « La célébration du Maoulid : une opportunité de renforcement de la fraternité et de la solidarité », la cérémonie a réuni responsables religieux, autorités politiques, fidèles et acteurs de la société civile autour d’un même appel : transformer l’amour du Prophète ﷺ en engagements concrets au service de la communauté.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, représentant le Président Alassane Ouattara, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement et personnalités religieuses.
Dans son adresse, le président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques (COSIM), Cheikhoul Aïma Ousmane Diakité, a placé cette célébration sous le signe du renouveau spirituel et de l’action collective.
« Le véritable amour du Prophète (SAW) ne s’exprime pas uniquement par les paroles ou les cérémonies ; il se manifeste surtout par l’imitation de son comportement, de sa miséricorde, de sa justice et de son humilité. »
Pour le président du COSIM, le Maoulid doit ainsi devenir un rendez-vous de transformation des comportements et de consolidation des liens sociaux.

Prenant la parole autour du thème central de la célébration, l’Imam Mamadou Sanogo, aumônier et imam adjoint de la Communauté musulmane de la Police nationale, a développé les différents niveaux de la fraternité : familiale, religieuse, nationale et universelle.
Son intervention a notamment rappelé l’expérience médinoise du Prophète ﷺ, qui transforma les rivalités entre communautés en une dynamique de fraternité entre les Ansâr et les Mouhâjirûn.
Pour le conférencier, cette expérience historique demeure une source d’inspiration pour les sociétés contemporaines confrontées à l’individualisme, aux tensions identitaires et à la crise de confiance.
L’un des temps forts de la conférence a porté sur la Zakat, présentée comme un mécanisme essentiel de solidarité et de redistribution.
Le conférencier a insisté sur son caractère obligatoire pour ceux qui remplissent les conditions requises, tandis que Cheikhoul Aïma Ousmane Diakité a livré un message particulièrement fort à l’endroit des fidèles disposant de moyens financiers importants.

« Si tu dois choisir entre accomplir une Oumra supplémentaire et t’acquitter de la Zakat qui est due sur tes biens, alors acquitte-toi d’abord de la Zakat. »
Le président du COSIM a ainsi appelé les musulmans à donner la priorité aux obligations religieuses avant les actes surérogatoires, rappelant que la Zakat constitue un droit dû aux catégories bénéficiaires.
À l’occasion du cinquantenaire de l’Institut de Cardiologie d’Abidjan, le COSIM a appelé à une mobilisation collective pour contribuer à leur prise en charge. Le coût estimatif du traitement d’un enfant est de 5,5 millions de francs CFA.
Pour Cheikhoul Aïma Ousmane Diakité, l’objectif est clair : faire de la générosité une expression concrète de l’amour porté au Prophète ﷺ.
« En cette nuit où nous célébrons celui qui fut une miséricorde pour les mondes, faisons de notre générosité une expression concrète de notre amour pour le Prophète Mouhamed ﷺ. »
Le président du COSIM a lancé un appel aux pouvoirs publics, aux autorités administratives et coutumières, aux leaders communautaires et aux populations pour intensifier la lutte contre ce phénomène qui dégrade les terres, pollue les eaux et menace l’avenir des communautés.
Représentant le Vice-Président de la République, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général Vagondo Diomandé, a salué la portée spirituelle et sociale du Maoulid.
Il a insisté sur la nécessité de faire de la fraternité, de la tolérance, de la solidarité, du pardon et de la paix des valeurs permanentes du vivre-ensemble ivoirien.
Le ministre a également appelé les guides religieux à faire preuve de responsabilité dans leurs prises de parole, notamment sur les réseaux sociaux.
« La parole religieuse, par son influence et sa portée, doit demeurer un instrument de paix, de rassemblement et d’apaisement. »
À la jeunesse ivoirienne, le ministre a lancé un appel à privilégier la responsabilité, la paix, l’éducation, la formation, l’unité nationale et le développement durable, tout en rejetant la violence, la manipulation et les discours de haine.
Dans son intervention, le représentant du Gouvernement a également mis en avant les résultats du Hadj 2026. Sur les 10 000 places accordées à la Côte d’Ivoire, 9 985 pèlerins, soit 99,93 %, ont bénéficié du soutien de l’État en Terre Sainte.
Selon les chiffres communiqués, 6 985 pèlerins relevaient du contingent étatique et 3 000 du contingent privé. La Côte d’Ivoire a ainsi été classée, pour la troisième fois consécutive, meilleur pays organisateur du Hadj, selon les éléments présentés lors de la cérémonie.
C’est précisément le défi posé par le COSIM : que la célébration de la naissance du Prophète Mouhamed ﷺ dépasse le cadre de la ferveur pour produire des actes concrets.
Réconcilier les familles, soutenir les plus vulnérables, s’acquitter de la Zakat, préserver l’environnement, renforcer la cohésion sociale et faire de la parole religieuse un instrument de paix : telle est l’ambition affichée pour ce Maoulid 1448 H.
Ibn ghazali


